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Financement des partis politiques

Fin 2007, ACTARES a mené une enquête auprès des 20 plus grandes entreprises suisses cotées en bourse concernant leur soutien aux partis politiques. Sur les 18 qui ont répondu, plus de la moitié déclarent avoir alloué des contributions financières directes.

2011 est une année électorale. En octobre un nouveau parlement sera élu. Qu´en est-il aujourd'hui des dons des entreprises suisses aux partis politiques?

Cet automne, ACTARES renouvelle son enquête en demandant aux entreprises si, et le cas échéant quels partis, elles soutiennent de manière directe ou indirecte et selon quels critères se font ces contributions. Y a-t-il eu plus d'argent mis à disposition des partis politiques en 2010? Est-ce que, contrairement à 2007, des priorités exprimées par les entreprises telles que la durabilité, la lutte contre le changement climatique ou les droits humains sont visibles lors de l´attribution des donations? Est-ce que les entreprises communiquent les montants octroyés et les buts poursuivis par leur soutien?

Demande de plus de transparence

ACTARES s´intéresse aussi à la manière dont les entreprises informent leurs actionnaires sur ce thème, à savoir si elles ont formulé des règles internes pour l'attribution des contributions à des institutions politiques. ACTARES demande aux sociétés cotées en bourse de renoncer au financement des partis politiques et exige plus de transparence pour les contributions censées influer sur la vie politique. Ceci est aussi valable pour des apports à diverses associations, fédérations, à des comités d'action ou des agences de relations publiques qui disposent souvent de plus de moyens que les partis politiques eux-mêmes. Nous attendons des réponses concrètes et transparentes d´ici au printemps prochain.