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Les actionnaires aussi prennent leur responsabilité.

Ce que disent les actionnaires sur l’initiative multinationales responsables.

« Nestlé met en avant ses efforts en faveur du respect des droits humains et des normes environnementales. Mais avant que des actions positives ne puissent être saluées, il a souvent fallu que des scandales éclatent, comme le pompage excessif de l’eau à Vittel. En Malaisie, des ONG critiquent les conditions de travail dans les plantations des fournisseurs locaux de Nestlé. Les travailleurs y sont fréquemment sans défense contre le travail forcé voire le travail des enfants. Se fixer de grands objectifs implique aussi de prendre pleinement ses responsabilités au niveau local. C’est pourquoi, en tant qu’actionnaire militante de Nestlé, je m’inscris pour une économie responsable et je vote en faveur de l’initiative pour des multinationales responsables. »

Claire ForelClaire Forel, membre d’Actares.


« Il est pertinent – comme je l’ai fait chez Nestlé – d’interroger une direction en AG sur les rémunérations de ses dirigeants, sur les conditions de travail – en particulier des enfants – dans les plantations de cacao et de café. Mais la bonne volonté ne suffit pas. Un cadre légal instaurant un devoir de diligence, comme le propose l’initiative multinationales responsables ne peut qu’encourager les entreprises au respect des droits humains et de l’environnement sur toute la chaîne de valeurs, du producteur au consommateur, sans oublier les employés et travailleurs de la société. C’est aussi de l’intérêt bien compris de la société et de ses actionnaires ! »

Jean-François RochatJean-François Rochat, membre fondateur d’Actares.


« Les entreprises suisses se positionnent très différemment les unes des autres en ce qui concerne le respect des droits humains et de l’environnement. Sans un cadre légal clair et contraignant, les entreprises les plus exemplaires subissent une concurrence déloyale de la part de celles qui ne font que peu ou pas d’efforts. Cette situation décourageante pour les plus engagées n’est pas acceptable. C’est une des raisons que j’ai de voter, en tant qu’actionnaire, pour « l’initiative pour des multinationales responsables » et de m’engager activement pour son succès. »

Catherine HeroldCatherine Herold, présidente d’honneur et membre fondatrice d’Actares.


« Nous sommes beaucoup en Suisse à avoir un lien avec des multinationales, en tant que salarié, actionnaire, consommateur, fournisseur… Je constate avec optimisme que les comportements de certaines d’entre elles s’améliorent significativement et régulièrement depuis plusieurs années. D’autres multinationales n’ont cependant pas encore compris les enjeux de la protection de l’environnement et du respect des droits humains et restent sourdes aux demandes de la société. Il est temps pour nous tous de soutenir l’initiative multinationals responsables pour mettre fin à des agissements qui ne servent que le court-terme et vont à l’encontre du développement durable. »

Edouard DeguempEdouard Deguemp, membre bénévole du groupe de réflexion Nestlé.


«Le groupe pharmaceutique Roche se déclare en faveur du respect par les entreprises des droits humains et des normes environnementales. Mais s’il devait s’impliquer de plus près dans les activités sur les lieux de production, la collaboration avec ses partenaires ne serait plus possible. Détourner le regard plutôt que rechercher des améliorations en conséquence ? Est-ce là la devise de l’entreprise ? Cette attitude de Roche ne foule seulement pas aux pieds le respect de l’environnement et des droits humains, mais porte également atteinte à sa propre réputation. C’est la raison pour laquelle, en tant que représentant d’actionnaires, j’élève la voix pour une économie responsable et soutiens l’initiative pour des multinationales responsables.

Bruno RiesenBruno Riesen, membre du comité d’Actares.


«Le groupe cimentier LafargeHolcim veut introduire de nouveaux standards pour l’environnement et les rémunérations. Fort bien ! L’impact sur le salaire de la direction n’est pourtant qu’insignifiant. Le CEO Jan Jenisch touche cash ses quatre millions de salaire annuel, que les objectifs sur le climat, l’égalité ou les droits humains soient atteints ou non. S’y ajoute un gras paquet d’actions, aussi peu influencé par les nouveaux standards. En tant qu’actionnaire, je suis d’avis qu’une économie durable contribue aussi à un environnement plus résilient et à une société plus juste pour nos enfants. C’est la raison pour laquelle je m’exprime en faveur d’une économie responsable et soutiens l’initiative pour des multinationales responsables. »

Marcus WilliamsMarcus Williams, membre d’Actares.


«Swiss Re est la seule entreprise du SMI qui jusqu’à maintenant a pris le taureau par les cornes et s’est fixé des objectifs concrets et des délais pour la protection du climat. Dans sa lettre aux actionnaires, le président Walter Kielholz regrette de n’avoir pas d’interlocuteur dans les autres entreprises du SMI, qui assume une responsabilité comparable pour le respect des objectifs climatiques. Pour que cette entreprise exemplaire ne soit pas pénalisée en raison de son engagement responsable, du fait que la concurrence ne se soucie pas du climat, je m’exprime en faveur d’une économie responsable. Je soutiens l’initiative pour des multinationales responsables, en tant que consommatrice, citoyenne et représentante d’actionnaires.»

Katharina GattikerKatharina Gattiker, membre d’Actares.


« Lors de son AG, cette année, Credit Suisse n’a pas jugé nécessaire ne serait-ce que de mentionner le thème du climat, et encore moins de répondre aux questions d’Actares sur la responsabilité de la banque dans ce domaine. Je m’attends à ce que les institutions financières que sont CS et UBS agissent de manière exemplaire et renoncent au financement d’énergies fossiles ou à fort impact sur les ressources. Sans règlementation, il semble impossible de prendre des mesures efficaces, comme nous le rappellent les conséquences de la crise financière de 2008. En tant que représentante d’actionnaires, je tiens à m’exprimer en faveur d’une économie responsable et je vote OUI à l’initiative pour des multinationales responsables.

Rosa StuckiRosa Stucki, membre d‘Actares.


«Vas Narasimhan, CEO de Novartis, a récemment fait des commentaires positifs et rafraîchissants sur l’orientation de l’initiative dans la NZZ. Cependant, il craint que son organisation ne soit débordée par d’éventuelles actions en justice. Je ne le vois pas de cette façon. On attend depuis longtemps des sociétés cotées en bourse qu’elles identifient les risques qu’elles encourent en matière de droits de l’homme et de normes environnementales, qu’elles prennent des mesures pour prévenir les violations et qu’elles en rendent compte. Ceux qui le font avec le soin nécessaire peuvent éviter les dommages à la vie, au corps et aux biens et, en cas de conflit, se dégager de leur responsabilité. La dépense supplémentaire pour Novartis sera donc de l’ordre d’un millième des milliards de bénéfices habituels. Le seul contre-argument de M. Narasimhan ne tient donc pas debout – une raison de plus de voter oui.»

Rolf KurathRolf Kurath, président d’Actares.


«Après un long conflit de travail à propos d’emplois temporaires dans une usine Holcim en Inde, où les tracasseries visant les personnes concernées étaient quotidiennes, on était arrivé enfin en 2016, après des années de durs conflits, à une solution acceptable, liée à des dédommagements et à la création d’emplois fixes. Une partie de l’accord a été l’annonce que des “analyses d’impact sur les droits humains” seraient effectuées dans toutes les usines indiennes. Un nouveau CEO est entré en fonction, qui a coupé les moyens prévus à cet effet. C’est intolérable. Comme représentant d’actionnaires, je m’exprime ici en faveur d’une économie responsable et m’engage avec force pour l’initiative pour des multinationales responsables.

Rudolf MeyerRudolf Meyer, président d’honneur et membre fondateur d’Actares.


«Plusieurs pays d’Europe ont déjà établi des règles claires obligeant les entreprises actives au niveau international à respecter les normes environnementales et les droits de l’homme aussi à l’étranger. L’UE est également en train de créer des règles contraignantes. Si nous ne voulons pas rater le coche, un contreprojet édulcoré qui se limite à exiger des entreprises un rapport annuel n’aidera pas. Ne commettons pas la même erreur qu’avec le secret bancaire. Nous en connaissons les conséquences : dégât d’image pour notre pays, milliards d’amendes, chute des cours des actions des grandes banques. C’est pourquoi, en tant que représentante d’actionnaires, je tiens à m’exprimer ici en faveur de l’initiative pour des multinationales responsables. »

Karin LandoltKarin Landolt, codirectrice d’Actares.


« Ce printemps, un glissement de terrain a endommagé des oléoducs en Amazonie équatorienne. Des communautés indigènes, dont l’eau potable est polluée, sont particulièrement touchées. Crédit Suisse et UBS sont parmi les principaux financiers de l’industrie pétrolière du pays. Ils devraient être contraints de prendre très au sérieux leur devoir de protection des droits humains et de l’environnement, et ne pas se contenter de faire de généreuses promesses. En tant que représentant d’actionnaires, je m’engage pour une économie suisse responsable et je vote en faveur de l’initiative très convaincante “pour des multinationales responsables”. »

Beat HoneggerBeat Honegger, membre du comité d’Actares.


« Les médias ne cessent de relever l’implication de grandes sociétés suisses dans des activités discutables, le plus souvent dans des pays pauvres. Il s’agit en particulier de non-respect de dro its humains pour les populations locales, ou de techniques de production qui causent des atteintes à leur santé, et des dommages considérables à l’environnement. Si toutes ces entreprises ont un code de conduite qui vise précisément à empêcher que cela ne se produise, l’expérience de ces dernières années a montré que de belles déclarations d’intention sur papier glacé ne suffisent pas. Ces entreprises doivent être soumises à des obligations d’ordre juridique. Je soutiens donc l’initiative «pour des multinationales responsables», car elle fixera cette obligation aux niveaux constitutionnel et législatif. »

Doris GerberDoris Gerber, vice-présidente d‘Actares.