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Rapport d'Actares sur Les financements politiques 2013 &2014: Suites

Le rapport d’Actares sur les financements de nature politique par les entreprises du SMI a suscité un large écho.

Le constat fait par Actares que les partis politiques sont soutenus presque exclusivement par les branches de la finance et des pharmas a été relayé par de nombreux médias. Pour de nombreuses rédactions, l’information que Swisscom, une entreprise majoritairement en mains publiques, soit active dans certains cas sur le plan politique a mérité d’être signalée.

Dans son rapport, Actares a porté un regard particulier sur le manque de transparence des financements de nature politique (un problème qui ne concerne pas que les financements par les entreprises). Ce thème est régulièrement repris par les médias et devrait être encore plus mis en avant lors de cette année électorale 2015.

Après finalisation du rapport: UBS double son engagement

Début 2015, UBS a répondu à Actares soutenir des partis bourgeois dans une mesure comparable à sa pratique des années précédentes. Or, quelques jours après publication du rapport d’Actares, le journal Blick a révélé qu’UBS allait doubler cette année le montant attribué aux partis politiques. Interrogée par Actares, UBS a répondu qu’une année électorale “était liée pour les partis politiques à d’importantes dépenses supplémentaires” et qu’il fallait aussi comprendre ce montant complémentaire comme un soutien au système de milice.

Le rapport d’Actares a relevé que des critères comme “favorables à l’économie” n’étaient pas suffisamment explicites. En est la preuve l’appréciation contradictoire de la politique de l’UDC (Union Démocratique du Centre) par l’UBS et par l’Association Suisse des Banquiers. Cette association a annoncé il y a peu limiter son soutien à l’UDC, parce qu’elle “n’était plus un parti de l’économie sur des questions centrales concernant la place financière suisse”. L’initiative de l’UDC “contre l’immigration de masse” est également citée pour justifier cette prise de distance. Mais l’UBS - membre de l’Association Suisse des Banquiers - continue pourtant encore à soutenir l’UDC.