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Nouvelle UBS? Scandales, procès, amendes et hausse des rémunérations

ACTARES, Actionnariat pour une économie durable, refuse à la prochaine assemblée générale d'UBS du 7 mai 2014 le rapport de rémunérations et la décharge: hausse des rémunérations au lieu d'une modération, problème "too big to fail" irrésolu, scandales continuels encore récemment - dont personne n'est responsable - et financement massif d'industries préjudiciables pour le climat. ACTARES demande à UBS de commencer dès maintenant à se retirer de l'exploitation de charbon à ciel ouvert.

Lors de l’assemblée générale d’UBS du 7 mai 2014, ACTARES critique - comme lors des années précédentes - les innombrables scandales révélés encore en 2013 et restés irrésolus. On apprend de plus par exemple que la manipulation par UBS des cours de devises à son propre profit a continué jusqu’à il y a peu de temps. Ces manquements répétitifs laissent conclure à une erreur de système. La responsabilité de ces pratiques doit être assumée par la direction actuelle. La direction de l’entreprise, son conseil d’administration et le comité des risques ont dysfonctionné.

Des provisions ont à nouveau été constituées pour des procédures judiciaires et des pénalités. Le problème du “too big to fail” n’a toujours pas trouvé de solution. En raison de leur sauvetage garanti par l’Etat, les grandes banques jouissent d’un avantage financier assimilable à une subvention indirecte. Le Fonds Monétaire International (FMI) chiffre cet avantage pour les deux grandes banques suisses jusqu’à 50 milliards de francs. Un multiple des gains qu’elles annoncent!

Avec un tel arrière-plan, la hausse des rémunérations est totalement incongrue. Déjà maintenant, elles se situent à un niveau qui attire les faux collaborateurs. Ce n’est pas ainsi que l’on trouve ceux qui sont conscients de leurs responsabilités et qui pensent éthiquement. En est la preuve un manque total d’identification avec l’entreprise, par exemple quand l’offre d’un concurrent est plus alléchante, ou quand dans une procédure judiciaire, il s’agit de sauver sa peau.

Comme nous l’avons annoncé dans notre communiqué aux médias du 2 mai, ACTARES demandera un renoncement au financement d’énergies non renouvelables, en particulier dans l’exploitation du charbon. Dans le monde, UBS joue un rôle en pointe et devrait tout de suite amorcer un retrait. Pas seulement à cause de la protection du climat, mais aussi parce que les engagements dans les énergies non renouvelables comportent un risque financier. Sur invitation d’ACTARES, Paul Corbit Brown, un habitant des Appalaches (USA), parlera des désertifications causées là-bas par des techniques d’exploitations - financées par UBS - décapitant des montagnes pour l’exploitation du charbon (mountaintop removal). Malheureusement, la nouvelle UBS n’existe pas.