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Risques climatiques dans la finance : l’obligation de faire rapport doit être renforcée

L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) propose d'inclure les risques financiers liés au climat dans les informations que doivent fournir les banques et les compagnies d'assurance. Actares s'en félicite, mais demande une application à un plus grand nombre d'entreprises, des exigences plus strictes concernant l'analyse des risques, ainsi que des informations quantitatives.

Actares – actionnariat pour des entreprises plus responsables – est convaincue que des informations fiables et comparables sur les risques financiers liés au climat sont nécessaires au fonctionnement des marchés financiers, et contribuent pour une part essentielle à ce que la place financière suisse soit plus respectueuse du climat.

L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) met fin aujourd’hui à une consultation sur la présentation d’un rapport à propos de ces risques par les banques et les compagnies d’assurance. Actares a participé à cette consultation et est d’avis que le projet de la FINMA ne va pas assez loin et ne permet pas une mise en évidence efficace des risques climatiques.

Actares, représentant le point de vue d’actionnaires conscients de leurs responsabilités, demande un renforcement des propositions liées à l’obligation de faire rapport dans les trois domaines suivants :

  • Champ d’application : la FINMA aimerait limiter l’obligation de faire rapport aux catégories de surveillance 1 et 2. Ce qui ne concernerait que neuf banques et groupes d’assurances suisses. Actares demande une extension aux catégories de surveillance 3 et 4, car sinon les risques dans la branche des finances ne seraient qu’insuffisamment couverts.

  • Stratégie et évaluation des risques : la FINMA aimerait examiner ultérieurement si des analyses de différents scénarios doivent être exigées. Pour Actares, il est indispensable de prendre en compte des scénarios de réchauffement climatique fondés sur des bases scientifiques. Sans cela, une évaluation réaliste n’est pas possible et il existe un risque de sous-estimation des risques climatiques.

  • Informations quantitatives : Le projet de la FINMA demande la fourniture d’informations « quantitatives » et sur les « méthodologies utilisées ». C’est insuffisamment spécifique. La FINMA doit exiger des chiffres concrets (par ex. des taux de gaz carbonique moyens pondérés, une empreinte carbone ou une Value at Risk). Pour permettre de comparer les risques climatiques de différentes sociétés, la FINMA doit en également initier et coordonner le développement d’un modèle de rapport quantitatif.

Le projet de révision partielle proposé par la FINMA maintient le statu quo d’une information insuffisante et l’évaluation des risques climatiques des sociétés financières suisses reste incomplète, imprécise et difficilement comparable.